´ˇ°ůł¦łóľ±±ąĂ©: ¸éĂ©˛ő´Ç±ôłÜłŮľ±´Ç˛Ô de l’AMM sur la lĂ©gislation contre l’avortement au Nicaragua


AdoptĂ©e par la 60e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’AMM, New Delhi, Octobre 2009
Révisée par la 70e Assemblée Générale, Tbilissi, Géorgie, Octobre 2019
et abrogĂ©e et archivĂ©e par la 76e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’AMM, Porto, Portugal, octobre 2025

 

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qu’en 2006, le Nicaragua a adopté un code pénal criminalisant l’avortement quelles que soient les circonstances, y compris tout traitement médical d’une femme enceinte qui aurait pour conséquence la mort ou une lésion de l’embryon ou du fœtus ;

que selon le , en dépit d’une amélioration des indicateurs nationaux relatifs à la santé sexuelle et reproductive, le Nicaragua présente toujours les taux de grossesses chez les adolescentes et de mortalité maternelle parmi les plus élevés d’Amérique, notamment au sein des populations rurales pauvres.

Cette législation :

  • a un impact nĂ©gatif sur la santĂ© des femmes au Nicaragua et provoque le dĂ©cès, pourtant Ă©vitable, de femmes et de l’embryon ou fĹ“tus qu’elles portent ;
  • fait courir aux mĂ©decins le risque d’être emprisonnĂ©s pour avoir fait avorter des femmes, mĂŞme dans le seul but de leur sauver la vie, Ă  moins qu’ils n’aient respectĂ© les protocoles obstĂ©triques de 2006 du ministère de la SantĂ© du Nicaragua (MINSA), qui ne prĂ©voient pourtant que les cas d’urgence ;
  • exige des mĂ©decins qu’ils signalent Ă  la police les femmes et les jeunes filles soupçonnĂ©es d’avortement, en contradiction avec le secret mĂ©dical qui s’impose Ă  eux, les plaçant au cĹ“ur d’un conflit entre la loi et l’éthique mĂ©dicale ;

La prise de position de l’AMM sur l’interruption médicale de grossesse d’octobre 2018 prévoit que : « les lois, normes et pratiques cliniques nationales ayant trait à l’interruption de grossesse doivent protéger et favoriser la santé des femmes et leurs droits en tant qu’êtres humains, notamment leur consentement volontaire et éclairé, leur autonomie de décision et leurs droits à la confidentialité et la vie privée. Les associations médicales nationales devraient militer pour que les politiques sanitaires nationales défendent ces principes ».

L’AMM réaffirme sa résolution sur la pénalisation de la pratique médicale d’octobre 2013, dans laquelle elle recommande à ses membres qu’ils « s’opposent à l’intrusion des gouvernements dans la pratique de la médecine et dans la décision d’apporter des soins, y compris s’agissant de la possibilité pour les gouvernements de définir une pratique médicale appropriée par application de sanctions pénales ».

EN FOI DE QUOI, l’Association médicale mondiale et ses membres constituants demandent expressément au gouvernement du Nicaragua d’abroger cette disposition du Code pénal criminalisant l’avortement et d’adopter à sa place une législation qui encourage et protège les droits fondamentaux des femmes, leur dignité et leur santé, y compris leur accès aux soins de santé reproductifs et qui autorise les médecins à remplir leurs obligations conformément à l’éthique médicale, en particulier le secret médical.

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Avortement, Avortement thérapeutique, Criminalisation, Droit, Législation, Nicaragua