¸éĂ©˛ő´Ç±ôłÜłŮľ±´Ç˛Ô de l’AMM sur le don d’organes de prisonniers


AdoptĂ©e par la 174èłľ±đ session du Conseil de l’AMM, Pilanesberg, Afrique du Sud, octobre 2006
et rĂ©affirmĂ©e par la 203èłľ±đ session du Conseil de l’AMM, Buenos Aires, Argentine, avril 2016
et rĂ©visĂ©e par la 226èłľ±đ session du Conseil de l’AMM, SĂ©oul, CorĂ©e, avril 2024 et
RĂ©visĂ©e et adoptĂ©e par la 75èłľ±đ AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’AMM, Helsinki, Finlande, octobre 2024

 

°ä´Ç˛Ô˛őľ±»ĺĂ©°ů˛ą˛ÔłŮ que la prise de position de l’AMM sur le don d’organes et de tissus souligne l’importance d’un choix libre et Ă©clairĂ© sur le don d’organes ;

°ä´Ç˛Ô˛őľ±»ĺĂ©°ů˛ą˛ÔłŮ que la prise de position dispose explicitement que les prisonniers et les autres personnes en dĂ©tention ne sont pas en mesure de donner un consentement libre et que dans ces conditions leurs organes ne sauraient ĂŞtre utilisĂ©s Ă  des fins de transplantation ;

°ä´Ç˛Ô˛őľ±»ĺĂ©°ů˛ą˛ÔłŮ qu’avant 2014, des rapports ont fait Ă©tat de l’exĂ©cution de prisonniers chinois et du prĂ©lèvement de leurs organes en vue d’un don;

°ä´Ç˛Ô˛őľ±»ĺĂ©°ů˛ą˛ÔłŮ que l’AMM rĂ©affirme sa position selon laquelle le don d’organes ne saurait s’effectuer qu’avec le consentement libre et Ă©clairĂ© du potentiel donneur ;

°ä´Ç˛Ô˛őľ±»ĺĂ©°ů˛ą˛ÔłŮ que l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’AMM, rĂ©unie Ă  Copenhague en 2017 a Ă©tĂ© informĂ©e que l’Association mĂ©dicale chinoise (ChMA) a dĂ©clarĂ©, dans une lettre du Dr Wu Mingjang, alors vice-prĂ©sident et secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Association mĂ©dicale chinoise :

  1. que l’Association médicale chinoise faisait siennes les dispositions contenues dans la prise de position de l’AMM sur le don d’organes et de tissus, selon laquelle les organes des prisonniers et des autres personnes en détention ne sauraient être utilisés à des fins de transplantation, hormis pour des membres de leur famille proche ; que l’Association médicale chinoise, grâce à son influence, continuera de promouvoir le renforcement de la gestion de la transplantation d’organes humains et de prévenir d’éventuelles violations des principes figurant dans la prise de position par le gouvernement chinois[1].

°ä´Ç˛Ô˛őľ±»ĺĂ©°ů˛ą˛ÔłŮ que l’Association mĂ©dicale chinoise a dĂ©clarĂ©, lors de la 223erĂ©union du Conseil Ă  Nairobi en 2023, au sujet de la proposition de dĂ©claration de l’AMM sur le prĂ©lèvement d’organes sur des prisonniers exĂ©cutĂ©s, Ă  des fins de transplantation :

  1. « L’Association mĂ©dicale chinoise (ChMA) soutient pleinement l’interdiction complète, par la Chine, de l’utilisation, Ă  des fins de transplantation, d’organes prĂ©levĂ©s sur des prisonniers condamnĂ©s Ă  la peine capitale et exĂ©cutĂ©s, adoptĂ©e le 1erjanvier 2015. Cette politique a significativement contribuĂ© au dĂ©veloppement rĂ©ussi de la transplantation d’organes prĂ©levĂ©s sur des personnes volontaires et a propulsĂ© la Chine au deuxièłľ±đ rang mondial des dons d’organes, tout en bĂ©nĂ©ficiant Ă  de nombreux patients chinois.
  2. La ChMA appuie sans rĂ©serve et adhère au systèłľ±đ juridique et règlementaire chinois complet, ainsi qu’à la capacitĂ© technique Ă©laborĂ©e pour faciliter l’application de la loi et par lĂ  assurer la mise en Ĺ“uvre de l’interdiction de prĂ©lèvement d’organes, Ă  des fins de transplantation, sur des dĂ©tenus exĂ©cutĂ©s et le succès continu du programme de don d’organes national.
  3. La ChMA encourage tous ses membres Ă  participer activement aux efforts de la Chine pour Ă©tablir un systèłľ±đ de don autosuffisant conforme aux principes de l’OMS et condamne la pratique consistant Ă  employer, Ă  des fins de transplantation, des organes prĂ©levĂ©s sur des condamnĂ©s exĂ©cutĂ©s. La ChMA continuera, et appelle toutes les associations mĂ©dicales nationales, notamment celles de pays oĂą la lĂ©gislation autorise l’emploi d’organes prĂ©levĂ©s sur des condamnĂ©s exĂ©cutĂ©s Ă  des fins de transplantation, Ă  sensibiliser les mĂ©decins aux valeurs Ă©thiques afin d’empĂŞcher de telles pratiques. »

°ä´Ç˛Ô˛őľ±»ĺĂ©°ů˛ą˛ÔłŮ que l’AMM rĂ©affirme les dispositions des paragraphes 17, 18 et 19 de sa prise de position sur le don d’organes et de tissus, rĂ©visĂ©e par la 68eAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’AMM, Ă  Chicago, aux États-Unis, en octobre 2017, rĂ©digĂ©es comme suit :

  1. 17. Les détenus et les autres personnes qui sont incarcérées dans une quelconque institution devraient avoir la possibilité de faire un don d’organe après leur décès à condition que toutes les précautions aient été prises pour assurer que ce don est conforme à leur volonté préalable et non contrainte. Lorsque le détenu ou la personne incarcérée n’est pas en mesure de donner son consentement, il convient que l’autorisation soit donnée par un membre de sa famille ou une autre personne habilitée à prendre cette décision. Une telle autorisation ne saurait prévaloir sur un refus ou un retrait préalable du consentement.
  2. 18. Le décès doit être lié à une cause naturelle et vérifiable.
  3. 19. Dans les juridictions où la peine de mort est appliquée, les prisonniers exécutés ne doivent pas être considérés comme des donneurs d’organes et/ou de tissus. Bien qu’il puisse exister des cas individuels dans lesquels des prisonniers agissent volontairement et sans pression, il est impossible de mettre en place des garde-fous permettant de protéger tous les cas de toute contrainte.

°ä´Ç˛Ô˛őľ±»ĺĂ©°ů˛ą˛ÔłŮ que des rapports ont fait Ă©tat de soupçons de prĂ©lèvements d’organes illicites sur des prisonniers dans plusieurs pays et que l’AMM entend continuer de condamner officiellement et fermement le prĂ©lèvement illicite d’organes sur des prisonniers et autres personnes effectivement dĂ©tenues dans des institutions dans tous les pays ;

En foi de quoi, l’AMM modifie le titre de sa rĂ©solution du Conseil sur le don d’organes en Chine (2006) au profit du titre suivant : « ¸éĂ©˛ő´Ç±ôłÜłŮľ±´Ç˛Ô du Conseil de l’AMM sur le don d’organes par des prisonniers ».

Le groupe de travail sur le prélèvement d’organes propose (novembre 2023) de modifier la résolution du Conseil de l’AMM sur le don d’organes en Chine (2006) en adoptant la formulation suivante :

L’AMM réaffirme sa position selon laquelle le don d’organes ne saurait s’effectuer qu’avec le consentement libre et éclairé du potentiel donneur.

L’AMM appelle l’ensemble de ses membres constituants à condamner toute pratique consistant à utiliser comme donneurs d’organes des prisonniers et autres personnes effectivement détenues dans des institutions, d’une manière non conforme à la prise de position de l’AMM sur le don d’organes et de tissus et à assurer que des médecins ne soient pas impliqués dans le prélèvement ou la transplantation d’organes de prisonniers exécutés ;

L’AMM exige que tous les gouvernements nationaux fassent immédiatement cesser la pratique consistant à utiliser comme donneurs d’organes des prisonniers et autre personne effectivement détenues dans des institutions, d’une manière qui ne soit pas conforme à la prise de position de l’AMM sur le don d’organes et de tissus.

[1] WMA News, Chinese Medical Association reaches agreement with WMA against transplantation of prisoner’s organs (L’Association mĂ©dicale chinoise parvient Ă  un accord avec l’AMM sur le rejet de la transplantation d’organes prĂ©levĂ©s sur des prisonniers). Copenhague, 2007  – note Ă  remplacer par le message d’origine

¸éĂ©˛ő´Ç±ôłÜłŮľ±´Ç˛Ô
Chine, Don d'organes, Execution, Execution, Suppression d'organes

¸éĂ©˛ő´Ç±ôłÜłŮľ±´Ç˛Ô de l’AMM sur les violations des droits humains du peuple ouĂŻghour en Chine

Adoptée par la 71e Assemblée générale de l’AMM (en ligne), Cordo...