´ˇ°ůł¦łóľ±±ąĂ©: RĂ©solution du Conseil de l’AMM appelant au retrait immĂ©diat de la proposition de loi visant Ă lever l’interdiction des mutilations gĂ©nitales fĂ©minines en Gambie
AdoptĂ©e par la 226ème session du Conseil de l’AMM, SĂ©oul, CorĂ©e, avril 2024
et supprimĂ©e par la 75èmeĚýAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’AMM, Helsinki, Finlande, Octobre 2024
Ěý
- Le Conseil de l’AMM, rĂ©uni Ă SĂ©oul, prend connaissance avec consternation de la proposition de loi actuellement discutĂ©e au parlement gambien en vue de lever l’interdiction des mutilations gĂ©nitales fĂ©minines (MGF) en vigueur depuisĚý2015. Le 18ĚýmarsĚý2024, les dĂ©putĂ©s gambiens ont votĂ© massivement en faveur de cette proposition de loi, laquelle a Ă©tĂ© transmise Ă une commission parlementaire pour un dernier examen avant le vote final, qui devrait avoir lieu dans environ trois mois.
- Selon l’UNICEF, 76Ěý% des femmes âgĂ©es de 15 Ă 49Ěýans et 51Ěý% des jeunes filles âgĂ©es de 0 Ă 14Ěýans ont subi des mutilations de leurs parties gĂ©nitales[1]. Depuis l’interdiction des mutilations gĂ©nitales fĂ©minines enĚý2015, seulement deux affaires de cet ordre ont Ă©tĂ© portĂ©es devant la justice et une seule condamnation a Ă©tĂ© prononcĂ©e pour avoir procĂ©dĂ© Ă une telle mutilation, en aoĂ»tĚý2023[2].
- Bien que la Gambie ait ratifié la (CADBE) élaborée par l’Union africaine, qui qualifie toute forme de mutilation génitale féminine de violation des droits fondamentaux des femmes et des jeunes filles, les condamne et les interdit, de telles pratiques restent courantes dans le pays.
- Le Conseil rappelle la prise de position de l’AMM sur les mutilations génitales féminines, qui condamne ces pratiques de mutilations génitales et d’excision des femmes et des filles, quel que soit le degré de mutilation et réprouve la participation de médecins à ces pratiques.
- RĂ©affirmant que toutes les formes de mutilation gĂ©nitale fĂ©minine constituent une violation des droits humains des femmes et des filles, rappelant que cette pratique nuit gravement et de manière permanente Ă la santĂ© des femmes et des filles, provoquant des douleurs chroniques, des infections, des difficultĂ©s Ă accoucher, quand les victimes ne sont pas mortes pendant ou Ă la suite de ces mutilations, le Conseil de l’AMM exhorte les autoritĂ©s gambiennesĚý:
- à respecter leurs obligations internationales en matière de droits humains, notamment la , et donc à retirer immédiatement la proposition de loi visant à lever l’interdiction des mutilations génitales féminines ;
- à plutôt renforcer la législation pour l’élimination effective des MGF, en assurant un financement adapté et un ensemble de politiques permettant aux femmes et aux filles d’exercer réellement les droits humains qui sont les leurs.
- Le Conseil de l’AMM appelle les membres constituants de l’AMM et les médecins à se mobiliser et à défendre les droits de femmes en Gambie contre cette proposition de loi.
Types des polices
Résolutions du Conseil
ɳپ±±çłÜ±đłŮłŮ±đ˛ő
Inégalité de genre, MGF, Mutilation génitale, Violence à l'encontre des femmes
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